1) Dans leur existence même :
En France, dans la vie de tous les jours, un couple homosexuel peut subir des discriminations.
Tout d'abord, lorsqu'un couple homosexuel se promène dans la rue, il peut être victime d'agressions physique et verbale alors que cela est beaucoup plus rare pour un couple hétérosexuel. Ceci est donc une discrimination envers leur intimité car toute personne a le droit au respect de sa vie privée.
De plus, si une personne homosexuel se voit refuser un emploi pour sa sexualité ainsi que son conjoint (discrimination au travail), ce couple n'aura donc aucun revenu et n'aura plus possibilité d'avoir une vie convenable.
Ensuite, chaque papier officiel mentionne Monsieur et Madame et non Monsieur et Monsieur ou Madame et Madame ce qui implique que chaque couple doit être composé de deux personnes de sexe différent. Cela n'est pas si surprenant car le mariage homosexuel n'est pas autorisé en France.
Enfin, les couples invités sur les plateaux de télévision sont le plus souvent des couples hétérosexuels et les couples homosexuels sont mis à l'écart. Par exemple, dans les émissions « Les z'amours » sur France 2 ou « On a échangé nos mamans » sur M6, on ne voit que des couples hétérosexuels. Mais, certaines émissions comme « Next » ou « Parents comme ci, enfants comme ça » et mêmes des séries (« Plus belle la vie »,...) acceptent de diffuser des images de couples homosexuels ce qui prouve qu'il y a une évolution de la mentalité de la population française.
A l'étranger, la vision de l'homosexualité est différente donc les sanctions le sont aussi.
En Iran, l'homosexualité est un délit qui est puni différemment selon le sexe de la personne. Pour l'homosexualité masculine, la sodomie est un crime pour lequel les deux partenaires sont punis. Si les deux hommes sont adultes et consentants, la peine peut être la mort mais si ce sont deux mineurs consentants, ils subiront 74 coups de fouet. Le tafhiz (« caresses des fesses ou des cuisses ») est puni de 100 coups de fouet et au bout de la quatrième fois, la peine est la mort. Si un homme embrasse un autre homme alors ils seront punis de 60 coups de fouet. Cependant, si les hommes avouent leur acte, leur peine est annulé. Pour l'homosexualité féminine, si les deux femmes sont adultes et consentantes lors de leur acte homosexuel, elles auront 100 coups de fouet et si l'acte est répété trois fois, la peine sera la mort. Les musulmanes et les non musulmanes subissent la même sentence. Comme pour les hommes, si elles avouent leur acte, le pardon leur est accordé.
Au Maroc, l'homosexualité est illégale et punissable par la loi de six mois à trois ans d'emprisonnement et d'une amende de 120 à 1200 dirhams (environ de 12 à 120 euros). Toutefois, cette loi est rarement appliquée. Les relations homosexuelles sont souvent visibles et l'argent entre en jeu pour engager des relations sexuelles. Dans la société marocaine, l'homosexualité reste un sujet sensible et immorale.
En 1977, le Québec a été l'une des premières régions autonome au monde à interdire la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans la Charte des droits et des libertés de la personne. A partir de 2002, deux personnes de sexe opposé ou de même sexe peuvent s'unir et bénéficier des mêmes droits qu'un couple marié. Depuis le 19 mars 2004 le droit au mariage pour tous, sans discrimination sexuelle, est reconnu.
En Australie, le 30 avril 2008, une annonce dit que d'ici 2009 les lois vont être reconsidérées afin d'éliminer toutes celles de discrimination sexuelle. Le ministre a notamment déclaré : "Ces changements amèneront une égalité de traitement concernant un large éventail de lois du Commonwealth pour les couples homosexuels et les couples de sexe opposé. Ces réformes feront aussi en sorte que les enfants ne soient pas désavantagés en raison de la structure de leur famille".
Le gouvernement norvégien est soucieux de garantir les droits des homosexuels, de les aider à vivre au grand jour, et de combattre activement la discrimination. Pour cela, des associations en faveur des droits des homosexuels sont créées (comme la LLH) ou des actions sont menées en faveur des homosexuels. En Norvège, les homosexuels sont protégés contre la discrimination, à la fois par le droit civil et le droit pénal.